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Distraction au volant

publié le 18 avr. 2012 à 12:35 par Marc-André Genest   [ mis à jour le·22 avr. 2013 à 20:24 par Natacha Migneault ]
par Marc-André Genest, Montréal.

Le 6 octobre 2004, vers 16h00, je roulais en vélo sur le chemin Camilien-Houde sur le Mont-Royal. J’étais rendu dans la ligne droite après la première courbe. L’accotement est très large à cet endroit et j’étais même à l’extrême droite de celle-ci.

Soudain, une voiture a foncé directement dans ma roue arrière. Je roulais à 12 km/heure. La voiture roulait à environ 50 km/h. Sur l’impact, le vélo a disparu; propulsé vers l’avant. Une fraction de seconde plus tard, mon dos heurtait le pare-brise de l’automobile. Ceci a eu pour effet de me propulser dans les airs. J’ai fait une culbute et je suis retombé sur le dos pour ensuite rouler sur un mélange d’asphalte et de gravier. Sur le coup, j’ai perdu le souffle et j’étais incapable de respirer.

Je me suis relevé par réflexe, croyant être au milieu de la rue et encore en danger. À ma grande surprise, je n’ai vu aucune voiture arrêté dans l’accotement. « Est-ce un fou qui m’a volontairement foncé dedans? » me suis-je demandé. La voiture n’a jamais ralentie; ni avant, ni pendant, ni après(!) l’impact. Voyant que j’étais en sécurité loin de la circulation, je me suis effondré en tentant de retrouver une respiration normale.

À partir de là, j’étais incapable de bouger. Deux jeunes femmes, d’une autre voiture, sont venues à mon secours. L’une d’elle a fait le 911 et demandé une ambulance. Quelques minutes plus tard, une autre femme est arrivée pour m'annoncer qu'elle était la responsable de mes malheurs. Elle n’avait rien vue(!). Selon ses propres dire,
« Elle s’est arrêté seulement après avoir remarqué que son pare-brise était fracassé, son miroir droit arraché et son capot renfoncé. »
elle a entendu un « bang » mais s’est arrêté seulement après avoir remarqué que son pare-brise était fracassé, son miroir droit arraché et son capot renfoncé.

Les ambulanciers sont arrivés et m’ont placé dans une civière avec collet cervical pour me transporter à l’Hôpital général de Montréal. Par miracle, je n’avais rien de cassé et je suis sorti de l’hôpital le soir même. J’ai quand même dû faire 3 semaines de physiothérapie et 3 mois d’étirements et de musculation pour retrouver la force et la souplesse de mon dos.

Encore aujourd'hui, je ne tourne pas la tête aussi loin du côté gauche que du côté droit. 

Par ce témoignage j’aimerais demander au gens d’être attentif et d’éviter les distractions en conduisant.